Nouvel album de Jack Johnson en 2022 – Meet the Moonlight

Note : 4 sur 5.

Le nouvel album de Jack Johnson, Meet the Moonlight, est le premier qu’il ait sorti en cinq ans. L’album apporte un confort émotionnel et présente le style de musique classique des îles pour lequel le chanteur-compositeur hawaïen est connu. Si vous êtes à la recherche d’un goût de paradis en été, laissez-vous tenter par ce coup de maître musical relaxant.

Y a quoi sous le capot de Meet the Moonlight, le nouvel album de Jack Johnson en 2022 ?

Sur la première chanson du nouvel album de Jack Johnson, « Open Mind », Johnson et son groupe explorent les profondeurs empathiques de la conscience avec une guitare fretless et des paroles comme « I’m finding it so hard to keep an open mind/ Open up the windows there’s a storm inside ». Les carillons magnifiques et relaxants d’un vibraphone ajoutent une profondeur chaleureuse à la chanson.

« Calm Down » est une chanson essentielle à ajouter à votre playlist pour cet été. La guitare slide fait ressortir les vibrations apaisantes tandis qu’un battement de tambour régulier et une guitare acoustique se mêlent agréablement à la voix chaleureuse de Jack ohnson.

Ses prouesses lyriques et son style poétique sont pleinement mis en valeur avec des paroles comme : « No lost time if there’s no time/ Only echos to remind us/ These washed-out roads/ Where these tired feet fall/ People come and go/ Won’t you come to me and…/ Calm me down.”

On poursuit le nouvel album de Jack Johnson avec « 3AM Radio » qui ressemble à une chanson d’accompagnement et présente un plan groovy à la guitare acoustique. Johnson montre son chant parlé dans un style décontracté. On se demande alors : Qui Johnson emmène-t-il en croisière de nuit à 3 heures du matin à Hawaï ? Peut-être le grand surfeur de tous les temps, Kelly Slater, avec qui Johnson est connu pour avoir surfé.

Le single phare de l’album, « One Step Ahead », commence lentement avec des accords doux et sucrés à la guitare, rappelant un riff de jazz de Wes Montgomery. La chanson s’accélère avec la batterie et explose dans un son soft rock familier que Johnson a maîtrisé au fil des ans.

La chanson titre, « Meet the Moonlight », utilise un paysage sonore rêveur qui activera votre esprit et vous transportera à l’époque où vous regardiez la lune dans votre jardin. Jack Johnson joue un solo qui se mêle à une guitare acoustique de fond pour former une belle combinaison ; peut-être le genre de son que vous pourriez entendre aux portes du paradis.

« Costume Party » est un morceau sans prétention sur le nouvel album de Jack Johnson, du moins jusqu’au séduisant solo de guitare. Johnson se lance dans un solo de blues pop-rock qui ne manquera pas d’impressionner les air guitaristes du monde entier.

« Windblown Eyes » parle d’être en mer. Johnson s’installe dans sa sonorité classique et aérienne à la guitare acoustique. Puis, de façon très inattendue, à environ 90 secondes, un steel drum l’accompagne alors qu’il vocalise un « oooooooh ». Ensemble, ils forment un paysage sonore de transe qui pourrait passer pour de la musique de danse électronique.

Sur le dernier titre du nouvel album de Jack Johnson « Any Wonder », l’artiste puise dans ses racines à la guitare acoustique. Il y trouve les notes graves, les rythmes réguliers et les accords entraînants qui font ressortir l’essentiel du feeling unplugged des années 1990. On vous pardonnera de confondre les premières secondes de la chanson avec une reprise de Kurt Cobain par les Meat Puppets.

La chanson est douce-amère, produisant des sentiments puissants de bonheur et de tristesse en même temps. La guitare a un son amer, et la voix de Johnson est douce. Des paroles comme « Light will come and go/ We get so lost somehow/ You can always come back home » sont à cheval entre la mélancolie et la joie. La chanson se termine par une montée en puissance de Johnson avec une voix forte avant que sa voix ne s’efface au profit de la guitare.

Notre avis sur le nouvel album de Jack Johnson, Meet the Moonlight ? Il est rafraîchissant d’entendre un artiste dans sa zone de confort, qui n’essaie pas d’être quelqu’un qu’il n’est pas. Jack Johnson a un son authentique et affectueux qui est en plein essor sur Meet the Moonlight. Mais l’album n’est pas sans croissance artistique. Ses compositions ludiques jouent sur ses points forts tout en explorant de nouveaux territoires. Un très bon album pour cet été 2022.

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Nouvel album de George Ezra en 2022 – Gold Rush Kid

Note : 4 sur 5.

Il est difficile de ne pas ressentir un peu d’optimisme à l’écoute du nouvel album de George Ezra Gold Rush Kid, son troisième effort studio. L’artiste britannique s’appuie sur son pedigree pop avec un son expansif et joyeux qui fusionne des influences éclectiques et inattendues. Ainsi, Gold Rush Kid, son premier album depuis Staying at Tamara’s de 2018, est une vitrine vibrante des tons vocaux bassy uniques d’Ezra, construits sur la base de la pop moderne.

Y a quoi sous le capot de Gold Rush Kid, le nouvel album de George Ezra en 2022 ?

Un piano brillant introduit le début de l’album « Anyone For You (Tiger Lily) ». Le morceau a un caractère insouciant et optimiste. Bien qu’il ne s’agisse en aucun cas de reggae, il y a certainement une ambiance insulaire qui le définit. La section de cuivres qui entre en scène dans les derniers instants de l’album en fait un tout cohérent qui donne à l’album un départ fulgurant.

Ensuite, Ezra a appelé « Green Green Grass » une ode pour tirer le meilleur parti de circonstances difficiles. Cette chanson pleine de soul a un flux vocal rythmique naturel qui la rend immédiatement mémorable. La chanson et son message sont simples, mais il y a une telle accessibilité naturelle qu’il est impossible de ne pas se laisser emporter. “You better throw a party on the day that I die,”

La chanson-titre du nouvel album de George Ezra, pleine de rebondissements, maintient l’énergie à un niveau élevé, en apportant une personnalité indie avec une touche d’alt-pop. Cela ne devrait pas être une surprise à ce stade, mais la voix d’Ezra surprend toujours. On dirait qu’il vient du Sud profond, ce qui est tout simplement inattendu de la part d’un chanteur né à Bristol.

Cela se remarque encore plus sur « Manila », un morceau mid-tempo entraînant qui associe un caractère bluesy à une mélodie vocale soul et contagieuse. La plupart des morceaux durent environ trois minutes et sont efficaces.

Le rythme ralentit un peu pour la ballade rythmique et sérieuse « Fell In Love At the End of the World ». « Don’t Give Up » s’enfonce plus profondément dans le R&B avec un refrain spacieux et atmosphérique qui permet à la voix d’Ezra de tout imprégner. Comme on peut s’y attendre compte tenu du titre, la chanson offre un message résilient et édifiant pendant les périodes troublées.

Après quelques chansons plus éthérées, les choses s’accélèrent avec l’hymne dance floor « Dance All Over Me ». Les arrangements sont parmi les plus expansifs de l’album, et la voix d’Ezra capte l’objectif. Mais au-delà du club, cette chanson aura certainement sa propre vie lors des concerts.

La transition entre « Dance All Over Me » est abrupte et « I Went Hunting », plus solennelle et dépouillée. Cette dernière a un arrangement direct, sans les gros rythmes de son prédécesseur, et une sensation orchestrale beaucoup plus lourde avec les violons dans la section des cordes.

Ensuite, le morceau « In The Morning », acoustique et guidé par un piano, s’inspire des premières influences d’Ezra. « Hey hey, c’est un nouveau jour », répète-t-il avec l’aide d’une chorale, en restant fidèle à son message d’espoir. Puis sur la ballade au piano « Sweetest Human Being Alive », Ezra chante intimement à une femme qu’il n’a pas encore rencontrée.

Le nouvel album de George Ezra Gold Rush Kid offre un dernier mouvement, accélérant le rythme avec « Love Somebody Else », un titre rythmé et mélodique qui rappelle l’Américain Mat Kearney. Enfin, l’album se termine par un morceau éthéré de deux minutes, « The Sun Went Down », accompagné de chants d’oiseaux, qui baisse le rideau sur l’un de ces jours d’été dont vous vous souviendrez longtemps. « I’m so happy/ I could die now », chante Ezra.

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Nouvel album de Post Malone 2022 – Twelve Carat Toothache

Note : 2 sur 5.

Le nouvel album de Post Malone Twelve Carat Toothache est un album au titre approprié qui semble se concentrer sur les divagations pleurnichardes d’un chanteur riche et clinquant. Cet album, son quatrième, est tout en style, sans substance. Il serait dédaigneux d’ignorer les problèmes de quelqu’un qui a du succès simplement parce qu’il a du succès.

Y a quoi sous le capot de Twelve Carat Toothache, le nouvel album de Post Malone en 2022 ?

Un piano chargé de réverbération ouvre « Reputation » alors qu’Austin Richard Post chante avec une mélodie solennelle et pleine d’âme. Il s’étend sur le martyre émotionnel qui accompagne la célébrité. Les synthés et les percussions suivent le mouvement.

Ensuite, « Cooped Up » fait intervenir Roddy Ricch sur une autre mélodie au piano avec des sons ambiants en arrière-plan. En l’espace d’un couplet, Post Malone passe de l’évocation de son retour à la scène à son endossement de Bud Light, à la consommation de drogues et à une descente de police tout en exhibant ses vêtements de luxe. Le couplet de Roddy parle de la réussite de sa carrière après avoir vécu dans les quartiers pauvres.

« Lemon Tree » voit le nouvel album de Post Malone prendre la métaphore des citrons et de la limonade dans une direction étrangement narcissique. Il voit ses fans comme une sorte de citronnier, qui lui apporte des fruits aigres, alors que ceux qui l’entourent portent des fruits plus doux.

Sa réponse ? « Je crois que je n’ai pas de chance de faire pousser un citronnier, je vais le brûler et faire pousser quelque chose de mieux ». Cela vient d’un artiste à qui on a reproché de s’approprier le hip-hop. Il rejette d’un revers de main la fanbase qu’il a cultivée, de la même culture avec laquelle il continue à s’engager.

Par la suite, la mélodie enjouée de la basse qui s’élève aux côtés du clavier sur « Wrapped Around Your Finger » crée une chanson agréable et optimiste. Post Malone développe brièvement un sens de la conscience de soi alors qu’il se trouve épris d’une femme qui n’est pas impressionnée par sa célébrité et sa richesse.

Cependant, un modèle émerge ici, apparaissant sur plusieurs chansons du nouvel album de Post Malone comme « I Like You (A Happier Song) » et « Insane ». Il fait une fixation sur des femmes en particulier tout en rappelant aux auditeurs et à l’objet de ses désirs qu’il y a plein de femmes autour de lui qui le harcèlent encore. Voilà pour la conscience de soi.

Sur « I Like You (A Happier Song) », il exprime son amour pour une femme de son entourage, savourant les liens qu’ils forment en voyageant autour du monde et en vivant dans le luxe. Doja Cat fait une apparition sur ce morceau, exprimant son désir d’une sorte d’épreuve sans attaches.

Par ailleurs, la chanson est fortement contrastée par la suivante, « I Cannot Be (A Sadder Song) ». Post Malone et Gunna expriment leurs frustrations à l’égard de leurs partenaires qui, selon eux, les freinent sur le plan créatif et humain.

L’hymne des clubs de strip-tease « Insane » est l’une des chansons les plus superficielles de l’album. Post Malone devient caricaturalement lascif (pensez à Barney Stinson dans « How I Met Your Mother », mais sans le charme). « Love/Hate Letter to Alcohol » frise également la parodie, puisqu’il chante qu’il est tellement ivre qu’il gâche toutes ses nuits et se retrouve avec des dents manquantes, tout en chantant le titre de la chanson sur le refrain.

On termine le nouvel album de Post Malone où Le Kid Laroi fait une apparition sur le terne « Wasting Angels », sur une autre mélodie de clavier suivant un couplet sans but de Post Malone sur la défonce. C’est à ce moment qu’il passe de l’absence de direction et de la superficialité à la prétention et à l’insensibilité, en se penchant sur les thèmes de l’idéation suicidaire et en fétichisant l’état d’esprit dépressif.

« Euthanasia » s’ouvre sur la frappe d’une touche de piano désaccordée, rappelant « Runaway » de Kanye West. Posty chante son état de déchéance dû au fait qu’il ne prend pas soin de lui. Il rêve d’être euthanasié, jouant la carte de l’indolence avec tout le tact d’une masse qui fait passer une cheville carrée dans un trou rond. On peut se demander ce qu’il sait du suicide assisté ou de ses implications.

Puis les choses deviennent plus difficiles avec « Waiting For a Miracle ». La chanson s’ouvre sur Post Malone qui envisage de se suicider avec une arme à feu, mais ne passe pas à l’acte parce que “I understand that I’m too weak”. Quel texte réducteur et imprudent, qui joue sur des clichés fatigués et problématiques sur la dépression et le suicide liés à la faiblesse. Soit vous êtes faible parce que vous voulez vous suicider, soit vous êtes trop faible pour appuyer sur la gâchette. Ce n’est pas un grand message et c’est le contraire de ce que quelqu’un qui envisage le suicide a besoin ou veut entendre.

Le point culminant de l’album arrive bien trop tard, sur l’avant-dernière piste « One Right Now ». Post Malone s’associe à The Weeknd pour livrer un morceau synthétisé de style années 80 qui ressemble davantage à une chanson coupée de l’album de ce dernier.

C’est stylistiquement plus intéressant et mieux écrit que le reste du nouvel album de Post Malone Twelve Carat Toothache. Le couple chante sur le fait d’être utilisé par les femmes qui l’entourent et de développer des relations toxiques qui ne peuvent être maintenues. Enfin, l’album se termine par « New Recording 12, Jan 3, 2020 », un enregistrement démo de « Euthanasia », avec Post Malone chantant sur une guitare acoustique.

Notre avis sur le nouvel album de Post Malone ? Twelve Carat Toothache est parfois sous-développé, parfois dangereux pour les auditeurs, et son appel superficiel à l’angoisse et aux sentiments mélancoliques d’un adolescent en proie à des sautes d’humeur ne tient pas la route, même avec la meilleure production du monde.

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Nouvel album de Def Leppard en 2022 – Diamond Star Haloes

Note : 3 sur 5.

PLace maintenant au nouvel album de Def Leppard en 2022, Diamond Star Haloes. Lorsque Def Leppard s’est progressivement adouci et est devenu plus convivial pour les radios après ses deux premiers albums, il y a eu un compromis certain qui a permis de maintenir la balance en équilibre pendant une dizaine d’années.

Cela n’a pas enthousiasmé les métalleux, mais c’était logique, du point de vue de la carrière. La musique n’en a pas vraiment souffert, car ils avaient encore assez de respect pour elle pour envelopper les refrains accrocheurs avec des riffs et des changements décents pour satisfaire un public incroyablement large.

Étant l’un des membres les plus jeunes et les plus frais de la New Wave of British Heavy Metal, Def Leppard a rapidement cessé d’être les petits frères insolents de Judas Priest, Iron Maiden et Motörhead, l’œil rivé sur la côte gauche des États-Unis.

C’est là que le jeune rock à guitare se mêlait aux crochets vocaux au point que ce n’était plus seulement des garçons posant en l’air qui jammaient sur leur musique. Les filles chantaient elles aussi. La musique s’est maintenue tout au long des années 80 sur des refrains chantés.

Y a quoi sous le capot de Diamond Star Haloes, le nouvel album de Def Leppard en 2022 ?

Le nouvel album de Def Leppard Diamond Star Haloes s’oriente à nouveau vers un hommage au merveilleux glam des années 70 (David Bowie, T. Rex, Sweet, Mott the Hoople, etc.) dont Def Leppard se dit influencé.

Mais le groupe a déjà fait cela en 2006 avec son album de reprises, Yeah. Cette fois-ci, la différence réside dans le choix des chansons et, si l’album n’est pas terrible, il n’est pas non plus suffisant pour surprendre agréablement les anciens fans.

Sauf si l’on compte les quelques chansons sur lesquelles Alison Krauss est invitée.

Le premier morceau, « Take What You Want », est un gros riff de rock, ce à quoi Def Leppard excellait autrefois. C’est simple, et le chanteur Joe Elliott a de l’espace pour étirer sa voix autour de la musique. Cela sonne comme le premier Def Leppard et c’est un début encourageant.

Même chose pour la deuxième chanson « Kick », qui montre vraiment l’influence glam des années 70. C’est un exemple de pop à guitare bien construite. Le groupe livre également « Fire it Up » dans la même veine. Oui, un refrain qu’un enfant de 12 ans talentueux pourrait écrire, mais il y a un groove et un bon jeu de guitare. Le breakdown est prévisible et sonne comme s’il avait été écrit pour le montage d’entraînement d’un film sportif.

Pour l’instant, c’est un disque correct de Def Leppard… pas de surprises, rien de brillant, juste quelque chose à mâcher pour les fans en attendant le début de la grande tournée d’été.

Puis la chose la plus étrange se produit : Def Leppard a collaboré sur la ballade dramatique « This Guitar » avec Krauss, une star de la country roots si bonne que Robert Plant continue à faire des disques avec elle au lieu de reformer Led Zeppelin.

Et c’est très bon. Cela fait penser que Def Leppard a peut-être un nouveau genre devant lui. La présence de Krauss oblige le groupe à se débarrasser de la surproduction habituelle de la voix d’Elliot, tout en laissant (enfin) un peu d’espace aux guitaristes Phil Collen et Vivian Campbell pour se mettre au travail.

On poursuit le nouvel album de Def Leppard avec « SOS Emergency ». Cette chanson ressemble à ce qu’un groupe canadien aurait écrit pour passer sur MTV dans les années 80.

« Goodbye for Good This Time » est une ballade sirupeuse et dégoulinante qui mélange des cordes avec un joli jeu de guitare acoustique. Collen et Campbell sont tous deux des guitaristes tellement talentueux que c’est toujours l’un des grands mystères du rock post-années 80 que de ne pas les laisser jouer plus souvent.

C’est une belle chanson, même si c’est une ballade dans les règles de l’art. All We Need » est un morceau de remplissage plus léger et « Open Your Eyes » est un peu un grinder au début, mais tombe assez doucement une fois que le chant se met en place. Ce n’est pas vraiment un morceau à conserver, tout comme  » Gimme a Kiss « , qui offre les mêmes vieux  » whoa-whoas « , les mêmes vieux effets vocaux et une structure mid-temp.

Notre avis sur le nouvel album de Def Leppard en 2022, C’Mon You Know ? Après un  » Unbreakable  » quelconque, les gars terminent leur effort de 15 chansons avec  » From Here to Eternity « , qui ressemble un peu à un  » comeback Aerosmith  » du début des années 90 – bien écrit et solidement livré, mais finalement pas très inspirant.

Il est peut-être temps d’essayer autre chose, et s’associer à Krauss est un bon début.

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Nouvel album de Liam Gallagher en 2022 – C’Mon You Know

Note : 4 sur 5.

Place maintenant au nouvel album de Liam Gallagher en 2022, C’Mon You Know. Liam Gallagher s’est toujours penché sur l’esthétique Britpop, avec une base Beatles-esque sur laquelle l’ancien chanteur d’Oasis et de Beady Eye a construit un héritage depuis des décennies. Si Gallagher s’appuie sur cette formule éprouvée sur C’Mon You Know, son troisième effort studio, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas quelques surprises en cours de route.

Gallagher a récemment déclaré qu’il n’avait pas vu son frère depuis plus d’une décennie, mais cela ne signifie pas qu’il fait cavalier seul sur ce nouveau disque. Sur son premier album depuis As You Were de 2017, il a recruté des personnes comme Dave Grohl des Foo Fighters et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Dans une interview récente avec NME, Gallagher a qualifié le fait d’être un artiste solo d' »ennuyeux », l’une des raisons pour lesquelles il pourrait puiser dans l’esprit de collaboration sur son dernier travail.

Y a quoi sous le capot de C’Mon You Know, le nouvel album de Liam Gallagher en 2022 ?

Le premier virage à gauche s’opère dès les premières notes de « More Power », qui met en scène une performance du St. Andrew’s Cathedral School Choir. L’intro mélodique, chantée sur une guitare légèrement grattée, fait écho à la chanson « You Can’t Always Get What You Want » des Rolling Stones, mais les comparaisons s’arrêtent là. Koenig intervient à la basse sur la chanson. « Les coupures ne guérissent jamais vraiment, juste assez pour arrêter l’hémorragie », chante Gallagher. Le morceau est introspectif, il donne de l’élan et du blues.

« Diamond In the Dark » est un morceau de blues rock bien ficelé, où la voix de Gallagher occupe une place prépondérante. La chanson se glisse dans un pont rythmique et lisse avec une guitare légère au ton fuzz.

La transition se fait naturellement vers « Don’t Go Halfway », qui ressemble beaucoup plus aux Beatles. Sur le plan sonore, elle se situe quelque part entre le rock garage et un sentiment de mur de son spatial. L’intro amusante de cette chanson donne l’impression d’être jouée à l’envers !

La chanson titre est un gospel rocker, avec des claquements de mains qui donnent le rythme et le Music Confectionary Choir qui ajoute les harmonies sacrées au mélange.

On poursuit le nouvel album de Liam Gallagher avec la surprenante « Too Good for Giving Up » est une chanson sérieuse au piano qui a tous les ingrédients d’une power ballade. « Regarde jusqu’où tu es allé/ Plus fort que les dégâts causés/ Sors de l’obscurité sans crainte« , chante Gallagher.

Après, le titre « It Was Not Meant to Be », quant à lui, tente d’accomplir un certain nombre de choses à la fois. Sur le plan vocal, la mélodie est en accord avec le son de Gallagher, influencé par les Beatles, mais un rythme de batterie haché dans l’espace et une toile de fond acoustique lumineuse se combinent pour créer un certain clash. En fin de compte, les ingrédients se mélangent pour former un ragoût sonore.

« Everything’s Electric » saute immédiatement aux oreilles, avec un caméo de Dave Grohl à la batterie. C’est urgent et demande votre attention. Le travail de Grohl derrière la batterie, associé à la voix directe de Gallagher, constitue l’un des moments les plus efficaces de l’album.

Ensuite, l’album s’assouplit sur « World’s In Need », un rocker orchestral auquel se mêle un stomp acoustique aux sonorités américaines. La cinématique « Moscow Rules » est ensuite complètement dépouillée avec une mélodie de piano inquiétante et une forte dose de cordes – et même un saxophone.

Liam Gallagher revient ensuite à l’essentiel pour lancer « I’m Free », un rock rétro à quatre temps qui devient ensuite un morceau trippant et spatial. Il fait des allers-retours entre les deux mondes avant que Gallagher ne ramène les choses à la maison, en y ajoutant une attitude punk rock.

« Better Days » change à nouveau les choses. Il commence par des cordes superposées à une mélodie de synthétiseur, qui s’estompe rapidement pour laisser place à une mélodie de batterie et de basse de style Madchester. Le morceau est dynamique et planant, et frôle la crise d’identité. Enfin, « Oh Sweet Children » conclut le nouvel album de Liam Gallagher à peu près là où l’on s’attend à ce que Gallagher le fasse, une ballade audacieuse au piano qui rappelle Oasis.

Notre avis sur le nouvel album de Liam Gallagher, C’Mon You Know ? L’album cherche à accomplir beaucoup de choses, et la plupart du temps, il y parvient. L’album s’inspire de plusieurs générations d’histoire musicale. Cela donne souvent lieu à un choc de sons qui fonctionnent ensemble même s’ils n’iraient pas ensemble autrement. Le voyage est amusant.

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Nouvel album de Harry Styles en 2022 – Harry’s House

Note : 4 sur 5.

Harry Styles est une figure marquante de la musique pop depuis un peu plus d’une décennie, mais avec la dissolution de One Direction en 2016, il a eu l’opportunité de réinitialiser et de façonner un son et un style entièrement à lui. Il a pleinement profité de cette opportunité et le succès n’a pratiquement pas faibli depuis. Après deux albums solo numéro 1, le single numéro 1 « Watermelon Sugar » et une victoire aux Grammy Awards, il est de retour avec son troisième album très attendu, Harry’s House. Découvrez notre avis sur le nouvel album d’Harry Styles.

Y a quoi sous le capot de Harry’s House, le nouvel album de Harry Styles en 2022 ?

Harry’s House se déroule et sonne presque exactement comme on s’y attend, et il n’y a absolument rien de mal à cela. Dès le premier extrait « As It Was » – qui est indéniablement accrocheur et parfaitement adapté aux vibrations de l’été qui commence à s’installer – il établit un son fondé sur une pop décontractée et une écriture nonchalante.

Dans l’ensemble, son chant est discret, du moins comparé aux ballades passées comme « Sign of the Times », et il est souvent mélangé à un ensemble d’instruments. Son écriture est légère, mais toujours teintée de suffisamment de sous-entendus et de noms créatifs pour que l’album reste frais.

« As It Was » utilise une accroche répétitive pour ajouter une autre couche au rythme enlevé, garantissant qu’elle restera dans votre tête. Styles utilise la même technique sur d’autres morceaux comme « Cinema » et « Daydreaming ». Sur ce dernier, il répète des variations de « Give me all of your love » ou « Living in a daydream » pendant près de la moitié de la chanson, mais il parvient à rester amusant.

Le nouvel album d’Harry Styles, Harry’s House commence par « Music For a Sushi Restaurant », l’une des meilleures chansons de l’album. Son incorporation incessante de trompettes y est pour beaucoup.

Il n’y a qu’une seule strophe qui parle directement de la cuisine japonaise, bien que, comme la plupart des paroles, elle doive être comprise comme une observation fine de Styles sur son amant. « Just a little taste/ You know I love you baby », chante-t-il dans les derniers instants du crochet avant que les trompettes ne prennent le relais pour le refrain.

Plusieurs autres chansons ressemblent à des montages ou à une série de flashbacks sur des souvenirs de relations passées. Sur « Keep Driving », un rythme midtempo et des sauts de puce accompagnent Styles tandis qu’il énumère des souvenirs instantanés du temps passé avec sa petite amie et des aventures qu’ils ont vécues. Il se souvient de tout, du café et des crêpes partagés, en passant par les seins et les maux de dents.

Dans « Grapejuice », il boit une bouteille de vin rouge millésimé 1982 dans son jardin et pense aux fleurs qu’il a choisies et aux endroits où il a voyagé avec sa compagne.

Pour ceux qui se procureront l’édition vinyle du nouvel album d’Harry Styles Harry’s House, la face B commencera par « Cinema ». Il fait preuve d’une grande sexualité dans les paroles qui le dépeignent devant le grand écran : « You pop when we get intimate ».

Il est difficile de ne pas associer la chanson à l’énergie de son prochain film, « Don’t Worry Darling », qui sortira en septembre. Bien qu’il s’agisse d’un thriller psychologique, le film semble chargé de sexe et constitue un premier rôle principal passionnant pour Harry Styles. C’est d’autant plus vrai qu’il a été lié de façon romantique à la réalisatrice du film, Olivia Wilde.

Harry Styles fait preuve d’une sensibilité sans faille tout au long des chansons. Il s’occupe de ses partenaires respectifs, les remarque en train de grandir et prête attention à leurs émotions. C’est un atout majeur pour son travail, ancré dans ses débuts de boy band, lorsque les chansons d’amour idiotes dominaient les albums. Sur « Boyfriends », il est soutenu par des guitares acoustiques alors qu’il remarque que d’autres gars se méprennent et essaient de profiter des filles.

Notre avis sur le nouvel album d’Harry Styles, Harry’s House ? Harry Styles n’a pas encore connu de baisse de succès. Il a conquis les hit-parades et les cérémonies de remise de prix. Pour ses millions d’adorateurs à travers le monde, Harry’s House sera certainement un autre succès.

Sans plus tarder, écoutez Harry’s House ici :

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Nouvel album de Dadju en 2022 – Cullinan

Note : 4 sur 5.

2022 marque le grand retour du rappeur Dadju avec la sortie de son 3ème album Cullinan. L’année est également très chargée car le nouvel album de Dadju sera accompagné son premier film Ima (avec Karidja Touré), une tournée entre Kinshasa, Lumbumbashi et Paris.

Y a quoi sous le capot de Cullinan, le nouvel album de Dadju en 2022 ?

Ecrit et composé entièrement par Dadju, Cullinan sort cette semaine et à pour premier single le titre « Picsou » en feat avec Gazo, dont voici le clip officiel.

L’alchimie entre les deux artistes est palpable est fait du titre une réussite. Au préalable, vous auriez remarqué le prologue intitulé « Willow », narré par le Franck Ngannou,  champion des poids lourds de l’UFC.

Le nouvel album de Dadju est annoncé par l’artiste lui-même comme « l’album de l’année ».  Pour ce faire, le natif de Bobigny a décidé de s’entourer de Hamza, Imen Es, Ronisia et Rema, en plus de Gazo.

Cullinan suit le même chemin que ces précédents albums Gentleman 2.0 et Poison ou Antidote. On y passe de rythmes dansants à des sonorités africaines comme on peut l’entendre dans le single Toko Toko en duo avec Ronisia. Découvrez le clip officiel ici :

Découvrez ci-dessous la tracklist complète du nouvel album de Dadju :

1 Wilow (Francis Ngannou)

2 King

3 Safari

4 Face à lui

5 Anonyme

6 Chance mokó

7 Toko Toko

8 Garde du coeur

9 Picsou

10 One Time

11 Cursus

12 Petites attentions

13 Ambassadeur (Brigade)

14 Je n’oublie pas

15 L’officiel

16 Mauvaise déduction

17 Ima

Sans plus tarder, écoutez Cullinan ici :

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Nouvel album de Kendrick Lamar en 2022 – Mr. Morale & The Big Steppers

Note : 4 sur 5.

Le cinquième et nouvel album de Kendrick Lamar, « Mr. Morale & the Big Steppers », est enfin arrivé jeudi soir – son premier album complet en cinq ans. L’album de 18 titres comprend des apparitions de Summer Walker, Ghostface Killah, Kodak Black, Sampha, Baby Keem, Beth Gibbons de Portishead et une performance profondément émouvante de Taylour Paige sur le déchirant « We Cry Together ».

La production est principalement assurée par Sounwave, Duval Timothy, Boi-1DA, Lamar sous le nom d’OKLAMA, et Pharrell Williams sur « Mr. Morale ».

L’album ne comprend pas « The Heart Part 5 », la nouvelle chanson qu’il a lâchée dimanche. Dimanche dernier, Lamar a publié un nouveau clip, « The Heart Part 5 », en guise de teaser pour « Mr. Morale ».

Le prologue dit « la vie est une perspective » et montre ensuite le visage de Lamar se mêlant à celui d’une série d’hommes noirs plus ou moins héroïques ou controversés : O.J. Simpson, Kanye West, Jussie Smollett, Will Smith, Kobe Bryant, Nipsey Hussle.

Les effets deepfake ont été créés par Deep Voodoo, un studio des créateurs de « South Park », Trey Parker et Matt Stone.

Y a quoi sous le capot de Mr. Morale & The Big Steppers, le nouvel album de Kendrick Lamar en 2022 ?

Lamar a annoncé pour la première fois qu’il sortait un album le mois dernier, en réponse à un tweet antérieur de SK qui disait « Kendrick Lamar est officiellement à la retraite ». La citation de Lamar a tweeté une réponse avec un lien : oklama.com.

Le dernier album studio complet de Lamar était « Damn » de 2017, récompensé par un Grammy, qui est sorti deux jours seulement avant que le titan du rap ne soit la tête d’affiche de Coachella et ne fasse de lui le lauréat de l’événement inaugural Hitmakers de Variety.

Il a enchaîné un an plus tard avec la curation de la bande originale de « Black Panther », qui comprenait son duo avec SZA, « All the Stars » – recevant quatre nominations aux 61e Grammys, dont disque de l’année et chanson de l’année.

En 2021, il a participé à deux chansons du dernier album de son cousin Baby Keem, « Range Brothers » et « Family Ties », récompensé par un Grammy.

LISTE COMPLÈTE DES TITRES DU NOUVEL ALBUM DE KENDRICK LAMAR MR. MORALE & THE BIG STEPPERS :

DISQUE 1 : BIG STEPPERS

  1. United In Grief
  2. N95
  3. Worldwide Steppers
  4. Die Hard ft. Blxst & Amanda Reifer
  5. Father Time ft. Sampha
  6. Rich (Interlude)
  7. Rich Spirit
  8. We Cry Together ft. Taylour Paige
  9. Purple Hearts ft. Summer Walker & Ghostface Killah

DISQUE 2 : MR. MORALE

  1. Count Me Out
  2. Crown
  3. Silent Hill ft. Kodak Black
  4. Savior (Interlude)
  5. Savior ft. Baby Keem & Sam Dew
  6. Auntie Diaries
  7. Mr. Morale ft. Tanna Leone
  8. Mother I Sober ft. Beth Gibbons de Portishead
  9. Mirror

Ecoutez Mr Morale & The Big Steppers ici :

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Nouvel album de The Smile en 2022 – A Light For Attracting Attention

Note : 4.5 sur 5.

Voici enfin la sortie d’un album très attendu : l’album de The Smile, le nouveau groupe de Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead avec le batteur Tom Skinner. Historiquement, Thom et Jonny ont été les deux forces créatives les plus importantes de Radiohead, et Smile – leur nouveau groupe avec le batteur Tom Skinner – sonne plus souvent qu’à son tour comme Radiohead.

La production par Nigel Godrich, un architecte clé de l’esthétique Radiohead, souligne évidemment cette similitude, mais Godrich a également travaillé sur tous les albums solo de Yorke et sur le disque Atoms For Peace. L’arrivée de Jonny Greenwood dans le giron de ce projet parallèle donne une impression différente.

L’album de The Smile A Light For Attracting Attention, qui sort ce vendredi, est un ajout fantastique à l’univers étendu de Radiohead et le meilleur album non-Radiohead que Yorke ait jamais sorti.

Y a quoi sous le capot de A Light For Attracting Attention, le nouvel album de The Smile en 2022 ?

Les novices en percussion ne verront peut-être pas de différences significatives entre le jeu de batterie impeccable de Tom Skinner – surtout connu comme membre du groupe de jazz expérimental Sons Of Kemet de Shabaka Hutchings – et son homologue de Radiohead, Phil Selway. Selway est un musicien brillant qui a toujours été prêt à faire ce que la chanson exigeait ; ses rythmes ont défié la gravité plus d’une fois.

Mais le fait de travailler avec un nouvel atout créatif semble avoir débloqué une énergie débridée chez Yorke et Greenwood. Les morceaux plus rock sont dotés d’une brutalité viscérale rarement entendue de la part de ces gars, et peut-être même pas du tout depuis les morceaux de In Rainbows comme « Bodysnatchers » et « Jigsaw Falling Into Place »

Sur des chansons comme la magnifiquement funky « The Opposite » et l’hyperactive « Thin Thing », des riffs de guitare s’emmêlent en une chorégraphie noueuse. Le premier single, « You Will Never Work In Television Again », est le genre d’enfer basique qu’on ne pensait pas que Thom Yorke avait en lui. Quand The Smile se déchaîne de la sorte, ils pourraient presque passer pour un groupe de garage rock ; quand ils s’enferment dans un groove facile sur « The Smoke », cela peut rappeller The Private Press de DJ Shadow.

Skinner s’entoure de poids lourds de la scène jazz expérimentale de Londres, dont Theon Cross (tuba) et son frère Nathaniel (trombone) ainsi que les saxophonistes Jason Yarde, Robert Stillman (parfois à la clarinette) et Chelsea Carmichael (à la flûte), entre autres. Cette équipe permet à The Smile d’étoffer sa sonorité de base.

Parfois, cela signifie un retour au tourbillon orchestral de l’album le plus récent de Radiohead, A Moon Shaped Pool (2016), comme « Pana-vision » (un cousin des morceaux rythmiquement complexes mais mélancoliques comme « Decks Dark » et « The Numbers »), le magnifique « Open The Floodgates » (une suite sonore de « Daydreaming »), et l’époustouflant « Speech Bubbles » (un « Present Tense » 2022).

Et puis il y a les morceaux électroniques, qui s’intègrent plus maladroitement dans ce méli-mélo, mais qui font surtout leurs preuves. « The Same « , de loin le meilleur morceau de cette cohorte, ouvre l’album sans l’aide de Skinner : Yorke et Greenwood empilent méthodiquement des couches de synthé, de guitare et de piano jusqu’à la cacophonie.

Cela ressemble à une chanson de protestation, ou du moins à une chanson de solidarité avec les protestataires. Yorke se moque des « simples connards » qui font « une erreur après l’autre » et proclame : « Les gens dans la rue/ S’il vous plaît/ Nous sommes tous pareils/ S’il vous plaît/ Nous voulons tous la même chose ».

En revanche, le scintillement de « A Hairdryer » et les synthés de « Waving A White Flag » auraient pu apparaitre sur le premier album solo de Yorke, The Eraser. Plus l’album de The Smile se rapproche de l’alchimie du groupe en live, comme on peut le constater lors des concerts de The Smile diffusés depuis Magazine London, plus il devient convaincant.

Des paroles comme « picks me up, puts me down » se répètent en succession rapide et correspondent aux sons pop plongeants caractéristiques d’Antonoff, que l’on retrouve également sur des chansons de Taylor Swift comme « Out Of The Woods » ou sur Melodrama de Lorde.

En tant que parolier, Thom Yorke reste un pleureur urbain poétique, impénétrable et saisissant. Sur l’album de The Smile A Light For Attracting Attention, il revient avec une vigueur nouvelle à ses thèmes habituels, comme la corruption du pouvoir et le désastre environnemental. « You Will Never Work In Television Again » applique le vitriol de « Paranoid Android » à l’industrie du divertissement.

Les allusions à l’apocalypse et à la dystopie abondent, généralement par le biais d’une série de mots-images vifs qui évoquent une ambiance et vous laissent contempler le reste. Il revient sans cesse sur l’idée de lâcher prise, d’aller de l’avant et de trouver un moyen de progresser – en acceptant les circonstances et en se serrant les coudes, mais aussi en empruntant des voies déroutantes.

Notre avis sur l’album de The Smile A Light For Attracting Attention ? Bien que les chansons de l’album sonnent souvent comme du Radiohead, elles donnent aussi l’impression d’un nouveau groupe qui se sent à l’aise, qui s’amuse à trouver ce qui fonctionne et comment chaque membre s’intègre dans l’ensemble. C’est peut-être pour cela que ce n’est pas un album de Radiohead, et peut-être que cet exercice portera ses fruits lorsque Radiohead se réunira à nouveau. En attendant, A Light For Attracting Attention est un excellent album de 2022.

Celui-ci n’atteint pas le statut de chef-d’œuvre, tout en offrant suffisamment de frissons pour se hisser au niveau de la moitié inférieure du catalogue de Radiohead. Dans l’esprit et la pratique, il ressemble le plus à Hail To The Thief, moins une déclaration cohérente qu’un bric-à-brac de styles et d’idées.

Les deux dernières chansons ressemblent même à des rappels directs de cet album : « We Don’t Know What Tomorrow Brings » est un peu comme « Where I End And You Begin », tandis que « Skrting On The Surface » évoque « Scatterbrain » avec une élégante section de cuivres. Et au moins aussi souvent que sur Hail To The Thief, les résultats de ce méli-mélo sont inspirés.

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Nouvel album de Florence and the Machine en 2022 – Dance Fever

Note : 4 sur 5.

Florence Welch a toujours été du genre à embrasser les côtés avant-gardistes que permet la musique pop du 21ème siècle. Avec ses refrains tonitruants, son lyrisme baroque et ses vidéos richement décorées, chacun de ses albums ressemble à une peinture à l’huile élaborée qui prend vie. Avec le cinquième et nouvel album de Florence and the Machine, Dance Fever, elle a créé un autre album qui se tourne vers le passé pour célébrer l’avenir.

Y a quoi sous le capot de Dance Fever, le nouvel album de Florence and the Machine en 2022 ?

« Je ne sais pas comment ça a commencé/ Je ne sais pas comment l’arrêter/ Je danse soudainement/ Sur une musique imaginaire », chante-t-elle sur un rythme léger et claquant. La musique commence à s’amplifier avec des pulsations ambiantes puissantes alors qu’elle se sent commencer à danser jusqu’à la mort.

Pendant ses trois minutes et demie, la chanson continue de gagner en rythme et en énergie. Welch a écrit la majorité de la première moitié de l’album avec le très convoité producteur pop Jack Antonoff (Lana Del Rey, Taylor Swift…), dont le style pop moderne est apparent dans toutes les chansons.

L’influence d’Antonoff est la plus évidente sur « Free », qui semble pouvoir s’intégrer à un album de Bleachers sans que les auditeurs ne se posent de questions sur sa place. Le rythme est répétitif mais enthousiaste alors que les paroles de la chanson montent en intensité.

Welch a conçu l’album en attendant le jour où sa musique pourrait à nouveau être diffusée dans les boîtes de nuit. Elle a commencé la production de Dance Fever au début de la pandémie et a cherché à rendre le son hymne et contagieux. Elle a réussi sur les deux fronts.

Des paroles comme « picks me up, puts me down » se répètent en succession rapide et correspondent aux sons pop plongeants caractéristiques d’Antonoff, que l’on retrouve également sur des chansons de Taylor Swift comme « Out Of The Woods » ou sur Melodrama de Lorde.

La chanson « King », qui ouvre le nouvel album de Florence and the Machine, est l’une des plus mémorables de Dance Fever. « Nous nous disputons dans la cuisine pour savoir s’il faut avoir des enfants, sur la fin du monde et l’ampleur de mon ambition, et sur la valeur réelle de l’art », chante Welch sur une batterie régulière dans le premier couplet remarquablement composé.

Elle se couronne elle-même roi après avoir renié son rôle de mère et d’épouse. Après le troisième refrain, les battements poussent d’abord, puis s’apaisent un instant avant qu’elle n’éclate en une ceinture de vocalises pendant 40 solides secondes.

Welch a écrit « Cassandra » avec son coauteur habituel Thomas Hull (« Sweet Nothing », « Ship to Wreck »). La chanson raconte l’histoire de Welch qui se sent comme Cassandra, qui endure la colère de l’humanité alors qu’ils l’évitent dans la cuisine et la traitent comme Satan en plaçant des croix sur leurs portes. Elle trouve que le paradis a perdu de son attrait lorsqu’elle constate qu’« il n’y a plus personne à qui chanter/ Et tous les dieux ont été domestiqués ».

Tout au long de l’album – et à la manière typique de Florence Welch – elle élabore des histoires profuses et allégoriques qui pourraient toutes être interprétées comme de la poésie orale et remporteraient une ovation. Pour rendre le matériel encore plus riche, ses capacités vocales sont une autre force avec laquelle il faut compter, car elle chante et chuchote, harmonise et bourdonne dans le microphone.

Plus on avance dans l’album, plus il commence à ressembler à son premier album, Lungs, sorti en 2009. Sur « Heaven Is Here », la musique est animée par des grognements et des bruits de pas qui rappellent ses plus anciens titres comme « Howl » ou « Drumming Song ».

« My Love » suit dans un style similaire. Elle reconnaît ses capacités inégalées d’écriture de chansons. « Les mots ont toujours eu un sens pour moi », chante-t-elle. Alors que les lumières d’une boîte de nuit commencent à tourner et à changer de couleur, la chanson reproduit ces sentiments d’alcool qui s’infiltre et de brouillard cérébral qui prend forme.

Welch cherche dans les corps qui l’entourent un endroit où investir son amour, mais elle trouve le ciel et ses bras vides.

Dans les derniers instants, elle prend un vol pour Memphis et cherche Elvis, un autre roi. « Morning Elvis » est plus lent que les autres chansons de l’album. Dans une comparaison audacieuse, elle dit à ses amis que s’ils ne la revoient pas, elle les verra au paradis avec Elvis.

Notre avis sur le nouvel album de Florence and the Machine ? Florence and the Machine a produit un album unique et mémorable après l’autre, et Dance Fever le fait encore. Il est à la fois florissant et progressif tout en puisant continuellement dans l’imagerie de l’art et des pratiques religieuses de la Renaissance qui ont précédé sa sortie de plusieurs siècles.

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