Nouvel album de Elvis Costello en 2022 – The Boy Named It

Découvrez notre chronique sur le nouvel album d'Elvis Costello

Note : 3.5 sur 5.

Le 32ème et nouvel album d’Elvis Costello, The Boy Named It est enfin arrivé. Il a été réalisé avec son groupe de longue date, The Imposters, composé de Steve Nieve aux claviers, Davey Faragher à la basse et Pete Thomas à la batterie. L’album est un concept sur le thème des livres d’histoires. L’album sera disponible dans les formats standards ainsi que dans une édition cartonnée de 88 pages, qui comprendra 13 histoires illustrées portant le nom des chansons.

En effet, on retrouve dans le nouvel album d’Elvis Costello The Boy Named If la marque de fabrique de l’artiste depuis près d’un demi-siècle : des mélodies impeccables, des paroles acerbes et une voix qui mêle le venin du punk à l’élégance du crooner classique. De plus, Costello et son groupe The Imposters attaquent cette douzaine de titres avec une telle concentration qu’ils rappellent l’époque de This Year’s Model et de Armed Forces.

Les inconditionnels de Costello (pour beaucoup depuis ses débuts dans les années 80) qui ont un peu d’argent peuvent s’offrir l’édition spéciale s’ils le souhaitent. Cependant, l’album en lui-même devrait satisfaire les inconditionnels et les auditeurs moyens.

1er extrait du nouvel album d’Elvis Costello

Y a quoi sous le capot de The Boy Named It, le nouvel album d’Elvis Costello en 2022

L’album s’ouvre sur « Farewell, Ok », un garage-rock dans lequel Elvis Costello joue un rôle familier : c’est un amoureux éconduit qui s’insurge contre la personne qui lui a fait du tort. Il débite des phrases comme « I thought you’d change / And get a little humble » avec une telle douleur et une telle amertume qu’on en oublierait presque qu’il est heureux en ménage et qu’il élève deux adolescents. Pendant ce temps, la batterie agile de Pete Thomas fait avancer la chanson tandis que l’orgue de Steve Nieve lui donne un air de fête foraine.

Le morceau, « Penelope Halfpenny« , évoque un pendant féminin de The Boy Named If. L’orgue sucré et la voix tiède de Costello peuvent sembler à certains un peu trop arqués ou mièvres, mais la batterie agile et la basse caoutchouteuse de Davey Faragher donnent du muscle. Venom revient sur le devant de la scène avec « The Distance », une chanson larmoyante et décalée qui prend le parti d’une femme qui vit une mauvaise histoire d’amour, avec des allusions à l’inceste et au parricide pour faire bonne mesure.

Sur « What If I Can’t Give You Anything But Love », Costello se lamente sur la fin d’une liaison extraconjugale, tandis que sa guitare grince et hurle et que le rythme s’accélère inlassablement. Le plaintif « Paint the Red Rose Blue », interprété au piano, jette un regard à la fois critique et plein de pitié sur un homme dont l’égoïsme empoisonne sa relation avec la femme qu’il aime. La douleur dans la voix de Costello suggère qu’il ne sait que trop bien comment les hommes toxiques peuvent gâcher les bonnes choses.

On continue le nouvel album d’Elvis Costello avec le titre « Mistook Me for a Friend » qui détend l’atmosphère avec son rythme endiablé et sa ligne d’orgue joyeuse, jusqu’à ce que l’on prête attention à des lignes comme « I carry velvet gloves cause the blood gets on your hands ».

La chanson R&B « My Most Beautiful Mistake » décrit une femme que le narrateur ne peut s’empêcher d’admirer parce qu’elle voit clair en lui. Sur la chanson « Magnificent Hurt », Elvis Costello célèbre le plaisir dans la douleur de la luxure sur l’orgue sinistre de Nieve et sa propre guitare hurlante.

Avec « Death of Magic Thinking », Costello ramasse une fois de plus les morceaux après la fin d’une relation. Les paroles peuvent sembler déprimées, mais le rythme latin vif suggère que la vie continue.

Le larmoyant et effrayant « Trick Out the Truth » énumère les monstres, de Godzilla à Mussolini, qui attendent ceux qui cherchent un sens à cette vie. Le nouvel album d’Elvis Costello The Boy Named If se termine par le conte nostalgique de la fausse crèche « Mr. Crescent », qui décrit un bon à rien dont les mauvaises actions le laissent tout seul. En terminant par cette chanson, Costello semble insinuer que le monde n’est peut-être pas juste, mais qu’il faut quand même faire la part des choses. C’est une bonne leçon pour les enfants. Pour les adultes, aussi.

Notre avis sur le nouvel album d’Elvis Costello ? The Boy Named It est un très bon cru de la part de l’artiste. Les mélodies sont brillantes, les solos de guitare envoient et le rythme de la part plaira à coup sur aux fans d’Elvis.

Ecoutez ici The Boy Named It de Elvis Costello

Découvrez d’autres articles… Rock !