Nouvel album des Black Keys en 2022 – Dropout Boogie

Découvrez notre chronique sur le nouvel album des Black Keys, Dropout Boogie

Note : 4.5 sur 5.

Peu de groupes ont la capacité d’exploiter l’esprit du rock and roll comme les Black Keys. Fort de dix albums, le duo d’Akron a toujours su marier un rock imprégné de blues avec une bonne dose de funk, de soul et de pop. Après un détour par le blues sur Delta Kream l’année dernière, le nouvel album des Black Keys Dropout Boogie revient au rock avec des contributions de Billy F. Gibbons de ZZ Top, Angelo Petraglia de Kings of Leon et Greg Cartwright de Reigning Sound.

Y a quoi sous le capot de Dropout Boogie, le nouvel album des Black Keys en 2022 ?

Cartwright et Petraglia font tous deux sentir leur présence dès le début de l’album, sur « Wild Child ». Ce morceau funky et percussif met en scène le jeu de guitare fuzz-tone caractéristique de Dan Auerbach. « Wild Child » saute immédiatement aux oreilles, une chanson infectieuse et vivante qui rend impossible de rester immobile.

« It Ain’t Over » fusionne un flair latin avec le blues façon Delta Kream pour créer un morceau intime et sombrement mélodique. Les choses se transforment ensuite en véritable rockabilly old-school sur « For the Love of Money », une chanson bluesy à la guitare à coulisse qui roule comme un train sur les rails. « Si ton âme est à vendre, dis ton prix », chante Auerbach, en faisant des sauts dans sa voix de fausset.

Auerbach et le batteur Patrick Carney ont travaillé sur certains des disques les plus fascinants de ces dernières années, notamment ceux de Yola, Marcus King et Tennis, mais la magie du duo brille vraiment lorsqu’ils se réunissent pour un nouveau album des Black Keys. « Your Team is Looking Good » est un morceau amusant, aux allures d’hymne sportif, dont les paroles évoquent une rivalité passée. « Ashes to ashes/ Dust to dust/ Beat everybody but you won’t beat us », chante Auerbach.

Les Black Keys s’en donnent à cœur joie sur le bluesy soul de « Good Love », un titre qui déborde d’une sensibilité sombre et funky qui aurait tout à fait sa place sur la bande originale des Sopranos. L’ambiance reste épaisse et lourde, mais le rythme ralentit un peu sur le percutant « How Long ». Le jeu de guitare d’Auerbach est lyrique et chante absolument sur le refrain du morceau tandis que Carney maintient un groove serré.

On continue le nouvel album des Black Keys avec « Burn the Damn Thing Down » qui fait un retour en arrière encore plus important. Avec un morceau qui ressemble à Chuck Berry et qui est à la croisée du rock indé et du son roots et fuzzed-out.

Le groupe cite l’enregistrement à Nashville comme une partie de son inspiration pour sa nouvelle volonté de collaboration. Dans le cas de Gibbons, il s’agissait plutôt d’une sorte de retrouvaille. Le groupe a jammé avec lui il y a plus de dix ans alors qu’il travaillait en studio sur un album avec Rick Rubin.

« Happiness » est plus un rocker mid-tempo direct, sans fioritures, qui a beaucoup de punch mélodique, tandis que « Baby I’m Coming Home » a la production d’un morceau de rock moderne. La chanson offre un peu moins de fuzz et un peu plus de clarté. La voix d’Auerbach dépasse le mixage plus que sur d’autres morceaux, mais la chanson ne manque pas de son travail à la guitare, qui se transforme en un jam de rock sudiste.

L’album s’achève sur les sons doux de « Didn’t I Love You », un morceau de rock confiant et funky qui ramène les choses à la maison sur une note vivante.

Notre avis sur le nouvel album des Black Keys Dropout Boogie ? Le disque tient la promesse de ce que les fans attendent des Black Keys. C’est un disque fidèle au son de base du groupe et un album qui rend hommage aux générations de rock and roll qui l’ont précédé. De plus, les collaborateurs recrutés par le duo semblent avoir insufflé une nouvelle vie au groupe, infusant des styles que les Keys n’avaient encore jamais croisés.

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