Nouvel album de The 1975 – Being Funny In A Foreign Language

Découvrez notre chronique sur le nouvel album de The 1975

Place à notre avis sur le nouvel album de The 1975. Il est étrange d’affirmer qu’en 2022, un disque de 44 minutes est considéré comme « épuré ». Mais c’est approprié quand l’artiste en question est The 1975.

Le dernier album de Matty Healy et ses coéquipiers, le sinueux Notes On A Conditional Form de 2020, comptait 23 chansons et dépassait largement l’heure, allant dans de nombreuses directions thématiques et sonores qui semblaient avoir peu de chevauchement.

Sur Being Funny In A Foreign Language, le cinquième album du groupe, l’instrumentation et les arrangements restent variés, mais le sujet est plus ciblé. La liste des musiciens qui ont contribué à l’album est longue et éclectique, et comprend Michelle Zauner (Japanese Breakfast), Warren Ellis (Nick Cave) et Jack Antonoff, qui joue un tas de choses ici en plus de produire.

Y a quoi sous le capot de Being Funny In A Foreign Language le nouvel album de The 1975 en 2022 ?

En fait, le morceau d’ouverture jazzy « The 1975 » (ce groupe apprécie vraiment la signature en forme de clin d’œil pour commencer chaque album) donne à un moment donné l’impression que Healy dirige une symphonie en train de s’accorder.

Notes parlait de tout à la fois, reflétant la vie dans toute sa complexité. C’était plein d’anxiété et de confusion. Le nouvel album de The 1975 Being Funny in a Foreign Language parle d’une rupture qui a hanté Healy de différentes manières.

Healy et le batteur George Daniel sont les constantes de l’écriture sur les 11 titres. L’approche plus directe de l’écriture des chansons est peut-être due à la maturité(le guitariste Adam Hann est maintenant père) et à la sobriété (Healy est sobre depuis quatre ans de l’héroïne). Le bassiste Ross MacDonald n’a peut-être pas été un auteur principal, mais il fait un excellent travail de rythmique avec Daniel.

Il n’y a rien qui ressemble de près ou de loin à la chanson anarcho-punk « People », mais la dernière chanson du nouvel album de The 1975, « When We Are Together », est unique à sa manière, commençant comme une chanson alt-rock des années 90 avant de se transformer en un morceau roots aux accents de violon.

Mais ce sont les paroles qui montrent que les 1975 ne regardent pas la destruction du monde ou de la société cette fois-ci.

L’ouverture de l’album éponyme introduit une section de cordes symphonique qui s’avère être un élément central de ce disque. La chanson ressemble à quelque chose que Snow Patrol sortirait vers 2006, bien que le chant de Healy soit sardonique alors qu’il énumère quelques moments gênants du passé, avant de s’excuser :

Les 1975 ont cherché un producteur extérieur pour l’album, et sont revenus avec Antonoff. Sa présence se fait particulièrement sentir sur « Happiness », qui offre beaucoup de cuivres accentuant l’arrangement funky et sonne plus proche de son travail dans Bleachers que de tout ce qu’il a fait avec Taylor Swift ou d’autres artistes.

Puis il y a le sombrement troublant « Looking For Somebody (To Love) », qui, sur un son chargé de synthétiseurs rappelant les premiers titres plus brillants de The 1975, parle soit d’un gars en colère et incompris qui essaie de se sentir macho, soit du récit à la première personne le plus poppant d’un tireur en mission depuis « Pumped Up Kicks » de Foster the People.

L’humeur n’est pas non plus au beau fixe sur « Part Of The Band », une autre chanson dans laquelle Healy évoque l’annulation de son contrat et sa consommation antérieure de drogues et qu’il s’est retrouvé seul.

Sur ce nouvel album de The 1975, les chansons les plus accrocheuses sont les plus sombres. Sur « Oh Caroline », Healy confie à une flamme qu’il est suicidaire, tout en lui demandant de décider combien sa vie vaut.

Il est suivi par le moment le plus euphorique mais le plus compliqué de l’album, « I’m In Love With You ». La seconde moitié de l’album traite plus ouvertement de la désintégration d’une relation. Sur la ballade mid-tempo « About You », une rumination douce-amère et brumeuse avec une magnifique voix invitée de Carly Holt, il chante qu’il s’est marié dans son imagination.

Dans les ballades bluesy et ralenties « All I Need to Hear » et « Human Too », Healy supplie un amoureux de revenir. Sur la première, il chante que sa cuisine est vide, qu’il n’a pas envie de passer du temps avec ses amis, d’écouter de la musique ou même d’avoir l’adoration de ses fans.

Notre avis sur le nouvel album de The 1975 ? Musicalement, c’est une autre grande direction pour The 1975. Sur le plan lyrique, on espère que Healy n’est plus à l’endroit où il se trouvait lorsqu’il a écrit ces chansons, car ce n’est pas très drôle.

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